Bilan tardif au Xinjiang : 45 morts après l’attaque d’une houillère

Les faits précis n’ont jamais été relatés dans la presse officielle. Le 18 septembre selon radio free asia,une radio americaine basée à Washington disposant de correspondants ouigoures, un commando « séparatiste » a attaqué les dortoirs des employés de la houillère Sogan à Baicheng près d’ Aksu au Xinjiang. Les employés pour la plupart des migrants du Sichuan ont été pris en otage. Les assaillants ont forcé les portes avec des camions de charbon. Le personnel de sécurité renforcé par la police a repris possession des dortoirs avec 400 personnes sur 6 étages en ouvrant le feu sur le commando. Au moins 5 policiers ont été tués à l’arme blanche mais aussi des otages chinois pour la plupart. Cette attaque terroriste n’a pas été revendiquée. Il faudra attendre le lendemain des attentats du 13 novembre à Paris pour apprendre de source officielle que le bilan est  de 17 morts le premier jour  et de 28 morts au terme d’ une  traque policiere et militaire  de 56 jours (personne n’a précisé quand  avaient été déclenchées les opérations pour retrouver trois notables ouigoures de Baicheng partis se cacher avec leurs familles dans la montagne ). La grotte ou se cachait les trois leaders présumés de l’attaque, tous ouigoures, a été détruite à l’explosif avec pour conséquence la disparition de femmes et d’enfants. Personne n’a jamais expliqué s’il y avait eu en amont de la prise d’otage un quelconque différent avec les propriétaires de la mine Sogan ou quel serait le lien avec le groupe islamiste influent dans cette région frontalière,le MITO, Mouvement islamiste du Turkistan Oriental déja cité dans l’attentat Place Tian An Men le 28 octobre 2013. Ce groupe dont l’origine reste à situer, peut-etre au Waziristan (zones tribales du Pakistan) fait dire à la Chine qu’elle est attaquée comme les pays occidentaux et qu’elle attend de leur part la meme compassion et solidarité pour les victimes innocentes chinoises qu’elle en exprime pour les victimes des attentats de Paris.

Traite humaine en Asie: les sanglots de Sayyed Karim

les chargeurs sur la plage les chargeurs sur la plage

300 000 rohingyas non recensés par l'UNHCR 300 000 rohingyas non recensés par l’UNHCR


Ce père de 12 enfants habite Shamlapur, un village bangladais à la frontière avec la Birmanie. Le village accueille de nombreux Rohingyas arrivés de Birmanie après les pogroms antimusulmans de 2012. Il pleure la perte de son fils Delouar, 22 ans, parti du village en décembre, contraint de monter ligoté sur un bateau de main d’oeuvre à livrer aux chantiers de construction en Malaisie. Le corps de son fils a été retrouvé à la frontière entre la Thailande et la Malaisie et identifié le 24 mars. Les photos viennent d’arriver par un intermédiaire envoyé au village par une organisation humanitaire de Malaisie.
Paysan au chomage agé de 65 ans, Sayyed Karim s’est ruiné en laissant partir deux fils par la filère clandestine en Malaisie. La migration légale concerne 10 millions de bangladais pour une population de 160 millions. C’est le pays au monde qui exporte le plus sa main d’oeuvre faute d’une offre de travail suffisante localement. Les salaires des travailleurs immigrés font vivre les villages. L’immigration clandestine ne date pas d’hier sur la plage de Cox’s Bazar. Les bateaux de peche ont servi au transport du « bétail humain » sur les caboteurs qui attendaient au large. Le commerce de main d’oeuvre est devenu plus cher en mai quand la Thailande a arreté les premiers passeurs et découvert des fosses communes. Sayyed Karim a vendu ses terres et ses bijoux. Il a versé 3 fois au village devant témoins les sommes exigées par le commerçant bangladais qui a recruté son fils. Le propre fils du commerçant est installé en bout de chaine en Malaisie et connait la demande. Le trafic implique des passeurs thailandais qui battent les détenus concentrés dans des camps en Thailande et les forcent à appeler leurs parents restés au village pour payer des surcouts avant de franchir chaque étape nouvelle pour atteindre la frontière de barbelés malaisienne découpée de nuit. Sayyed Karim dit avoir versé 8000 dollars us. Son fils est mort sur le chemin de la traite alors qu’un ultime coup de fil venait de l’avertir que Delouar était à l’hopital et qu’il fallait payer les soins.Il a payé une quatrième fois. Delouar ne voulait pas rejoindre son frère ainé en situation irrégulière en Malaisie. Il a été kidnappé dit son père qui tente d’intéresser en vain la police locale aux gros poissons qu’il dénonce. Maintenant il tente de faire revenir son fils ainé qui se cache en Malaisie en lui envoyant copie de son passeport bangladais tout neuf.

jeune rescapé de la traite humaine NUUR ALLAM avec son grand pere. Cox's Bazar jeune rescapé de la traite humaine NUUR ALLAM avec son grand pere. Cox’s Bazar

Liu Xiang héros sportif poussé à la limite. « On achève bien les chevaux ».

Sa biographie non autorisée serait un best seller et qu’est ce qu’attend le CIO pour ouvrir une enquete?  Voila un jeune collégien de 13 ans né à Shanghai engagé à l’Ecole du sport d’élite pour sprinter et survoler  le 110 mètres haies  dans la perspective des Jeux de Pékin en 2008.  Il y parvient trop tot à 20 ans avec une médaille d’or surprise aux Jeux d’Athenes en 2004 apres un record du monde à 12″88 à Lausanne. A Pékin en 2008 il est blessé au tendon d’Achille et le sera pour toujours mais sa carrière va se prolonger encore 7 ans pour une seule raison: l’avidité de médailles de la fabrique à champions. En sont issus LI NA  au tennis et YAO Ming au basket. Liu Xiang ne va pas disputer les Jeux de Pékin au grand désespoir du public à qui l’on ne dira pas pourquoi il est quand meme présent et visible au départ, parce que son entraineur Sun l’y oblige. Son nom est associé à 17 contrats de sponsoring pour plus de 100 millions de dollars et son absence à l’écran aurait couté 3 fois plus cher en pénalité à son administration révéle aujourd’hui le China Daily. Il tournera en rond derriere les starting blocks et quittera le stade. Le show pitoyable se reproduit en 2012 aux Jeux de Londres quand il accroche la première haie et embrasse la dernière comme pour dire  » I kiss you good bye » avant de quitter le stade en fauteuil roulant. Et on le réopère en 2014 dans la perspective des championats du monde d’athlétisme à Pékin, ouverture le 22 aout 2015 avec Ushain Bolt en vedette, et pourquoi pas avec le vague espoir de lui faire disputer les Jeux de Rio en 2016. Combien d’opérations ? Secret d’Etat. Il est forcé de reprendre l’entrainement en décembre quand finalement en avril son entraineur Sun déclare que « son tendon a réagi négativement…nous devons renoncer à un come back ». Sur son blog, Liu Xiang annonce qu’il va reprendre ses études et se consacrer à l’encouragement du sport de compétition pour les jeunes qui n’ont pas de stade et de pistes pour s’entrainer, comme pour le football. L’autorité chinoise du sport d’élite devrait faire son meaculpa et se réformer au vu de ce gachis et si elle ne le faisait pas, il conviendrait aux athlètes internationaux d’etre solidaire avec Liu Xiang à l’occasion des Championnats du monde de Pékin cet été. « On achève bien les chevaux » est ce qui est arrivé à Liu Xiang qu’il ait été ou pas complice, il a été la victime de ce système inhumain.

Un exécuté innocenté

La Haute Cour de justice de Mongolie intérieure a inversé son verdict 18 ans après l’exécution pour viol d’un adolescent de 18 ans: « Hugjiltu est déclaré non coupable. Les aveux qui ont servi à le faire condamner à mort en 1996 sont incompatibles avec le rapport d’autopsie. » La Haute Cour a présenté ses excuses à la famille et lui a offert 265 000 euros en compensation.