L’homme qui a dit « non » en Israel

Cet homme est le président de l’association médicale d’Israel. Eté 2015 cette organisation a refusé d’appliquer une toute nouvelle loi votée par le parlement sur l’alimentation forcée des détenus. Cette prise de position lui a valu des menaces et des insultes. Mais le médecin à tenu le cap, et à réussit malgré la loi, à préserver le code éthique de la profession dans la difficile gestion des cas de grève de la faim qui sont nombreux chez les détenus palestiniens.

Pour rencontrer le docteur Eidelman, il faut aller Tel Aviv. Au 11eme étage d’une tour moderne. Dans les bureaux de l’association médicale d’Israel, qui représente historiquement le pouvoir médical, avec 80% de médecins adhérents et une implication qui va de l’éthique a la politique.

L’homme est massif. Il parle dans son bureau derrière un saladier de fruit et une assiette de sushi à peine touchés. On sent l’autorité, l’esprit éthique, et le courage professionnel.

L’institution que dirige le docteur Eidelman c’est opposé cet été au gouvernement Israélien dans un dossier extrêmement sensible, des détenus en grève de la faim.

C’est un moyen qu’utilisent les Palestiniens pour tenter de faire valoir leurs droits. Il a été remis en pleine lumière cet été par un détenu palestinien qui a mené une longue grève de la faim. Elle avait été lancée pour dénoncer la détention administrative en Israel qui permet d’incarcérer dans la longueur sans procès et sans notification des charges.

Le gouvernement est donc été 2015, embarrassé par cette grève de la faim qui dure et qui menace de créer de très fortes tensions avec le camp palestinien. Fin juillet le parlement Israélien trouve sa solution, une loi adoptée à 4 voix d’avance pour permettre l’alimentation forcée des prisonniers.

C’est là que le corps médical prend position. L’association médicale refuse de nourrir de force le détenu. Leonid Eidelman considère que cela risque de détruire un fragile équilibre qui à été trouvé entre les détenus grévistes de la faim et le corps médical.

« aucun gréviste de la faim n’est mort dans un hôpital Israélien »

      Leonid Eidelman

 

Le problème a déjà été soulevé il y a un an. Les médecins ont acté le fait que la grève de la faim des détenus palestiniens était un outil politique dont la gestion au bout de quelques temps, revenait aux hôpitaux publique.

L’association a donc édité un guide. Dans lequel elle s’aligne sur les positions de l’association médicale mondiale qui assimile l’alimentation forcée à de la torture.

Il n’y a pas eut de poursuites contre le corps médical, mais le docteur Eidelman a été traité de fasciste dans des mails. Et le ministre de la sécurité intérieur a écrit que par sa faute les rues seraient remplies de terroristes.

Pour le gouvernement les grèves de la faim des détenus palestiniens sont considérées comme un outil de pression et une menace sur le pays. La loi sur l’alimentation rend le juge responsable de la décision. Les médecins l’ont attaqué devant la cour suprême, sans résultat. Il ont refusé de l’appliquer au nom de leur code Ethique.

 
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