3 ans, 4 votes

3 ans, 4 votes

A l’approche des élections européennes, retour au blog après une longue absence. Le Royaume-Uni entre dans une période de grande incertitude politique avec quatre votes cruciaux d’ici à 2017. Revue des scrutins et de leurs enjeux. Et pronostic.

Les conséquences du revers parlementaire de Cameron

Les conséquences du revers parlementaire de Cameron

Barack Obama va donc demander l’aval du Congrès américain pour frapper la Syrie. Son administration a forcément tiré les leçons du revers de David Cameron à la Chambre des communes en s’assurant que les parlementaires étaient favorables à une action militaire.

Lors de son allocution ce samedi à la Maison Blanche, le président américain a pris soin de citer le Royaume-Uni, “notre plus proche allié”. Mais hier, en présentant les preuves de la responsabilité du régime de Bachar Al-Assad dans l’attaque chimique du 21 août, le secrétaire d’Etat John Kerry n’a même pas mentionné la Grande-Bretagne. Pire, il a mis en avant le soutien de la France, “notre plus vieil allié”. A croire que Paris a remplacé Londres dans le cœur des Américains.

Les erreurs de jugement de David Cameron sur la Syrie

Les erreurs de jugement de David Cameron sur la Syrie

Comment en est-il arrivé là ? David Cameron a subi hier soir un terrible camouflet à la Chambre des communes. Sa motion (texte intégral ici) défendant le principe d’une intervention en Syrie, “une action militaire si nécessaire”, a été rejetée de 13 voix (285 contre, 272 pour). Personne ne s’attendait à un tel résultat. Le gouvernement a aussitôt annoncé qu’il renonçait à participer à des frappes.

L’interminable feuilleton Litvinenko

L’interminable feuilleton Litvinenko

Marina Litvinenko, 50 ans, dégage une incroyable sérénité pour une femme au cœur d’un des dossiers diplomatiques les plus sensibles du Foreign Office.

Son époux, Alexandre Litvinenko, transfuge du FSB (ex-KGB), est mort à Londres en novembre 2006 des suites d’un empoisonnement au polonium, une substance radioactive. Quelques heures avant les premiers symptômes, il avait bu un thé avec Andreï Lougovoï et Dmitri Kovtun, deux anciens agents russes, dans un grand hôtel londonien.

Les vacances controversées de David Cameron

Les vacances controversées de David Cameron

La terreur islamiste est de retour au Royaume-Uni. Mercredi, le meurtre effrayant d’un jeune soldat à l’arme blanche en pleine rue, dans la banlieue sud-est de Londres, a rappelé les attentats du 7 juillet 2005 dans les transports en commun de la ville (56 morts). Les deux tueurs ont massacré le militaire en invoquant “Allah tout-puissant”. Ils étaient pourtant connus des services de renseignement, aujourd’hui montrés du doigt pour leur négligence. La Grande-Bretagne traverse une crise grave.

Comment réagit David Cameron ? Eh bien il part quelques jours en vacances… à Ibiza !

Le virage à droite du parti conservateur

Le virage à droite du parti conservateur

Vendredi dernier, un séisme politique a secoué l’establishment britannique. Le parti UKIP (prononcer youkip) a obtenu un score historique aux élections locales dans la majorité des comtés anglais : 23% des voix, 143 sièges gagnés. Il n’avait que 8 conseillers auparavant !

Le mouvement radical de droite, dont les deux principaux projets sont le retrait immédiat de l’Union européenne et le gel de l’immigration, rivalise maintenant avec les deux grands partis du pays. Les travaillistes ne récoltent que 29% des voix et les conservateurs 25%. Les libéraux-démocrates plafonnent à 14% des suffrages.

Visitez Londres avec les Indignés

Visitez Londres avec les Indignés

Le mouvement Occupy a attiré l’attention du monde entier sur les excès de la finance, les dangers de la spéculation, le creusement des inégalités. Les indignés ont dû lever les campements installés dans une centaine de villes mais leur discours reste d’actualité et l’organisation a survécu.

A Londres, Occupy a lancé d’autres actions pour faire passer son message, en particulier les Occupy Tours, des visites guidées gratuites des principaux quartiers financiers de la capitale britannique : la City bien sûr, mais aussi Canary Wharf et Mayfair, deux autres fiefs des banquiers.

L’UE rayée des manuels scolaires anglais

L’UE rayée des manuels scolaires anglais

Alors que David Cameron est sur le point de rentrer de Bruxelles avec dans ses valises un accord historique sur le budget européen, une baisse inespérée des dépenses qui enchante les eurosceptiques, on apprend que l’Union européenne va disparaître des manuels scolaires anglais.

Le ministre de l’Education Michael Gove a présenté hier les nouveaux programmes pour les 5-14 ans. Selon le cursus introduit par les travaillistes, la construction européenne est aujourd’hui enseignée en cours de géographie en primaire et au collège. A partir de septembre 2014, ce ne sera plus le cas. Un nouveau cours d’histoire et d’éducation civique évoquera la relation entre le Royaume-Uni et l’Europe mais l’UE ne sera plus mentionnée nulle part.

Pourquoi Belfast s’embrase

Pourquoi Belfast s’embrase

A Belfast, les 30 années d’affrontements entre unionistes et républicains font partie du décor.

La ville est hérissée d’une centaine de murs ou peace lines qui séparent les quartiers protestants et catholiques. Partout des fresques murales (voir plus bas) rendent hommage aux héros paramilitaires ou aux figures de l’IRA comme Bobby Sands, mort en 1981 d’une grève de la faim au nom de la cause républicaine.

Ces Britanniques qui détestent l’Europe

Ces Britanniques qui détestent l’Europe

Au sommet de Bruxelles jeudi et vendredi, tous les regards seront une fois de plus braqués sur le Royaume-Uni. Les 27 vont entamer officiellement les discussions sur le prochain budget de l’Union européenne (2014-2020) et sans surprise, les Britanniques adoptent une position radicale : pas d’augmentation des dépenses. Et inutile bien sûr d’envisager la moindre remise en question du rabais obtenu par Margaret Thatcher en 1984. David Cameron serait prêt à accepter une hausse du budget égale à l’inflation mais la Chambre des Communes a récemment voté une motion lui demandant de négocier un gel des dépenses en valeur réelle, donc une réduction.