La flamme à Londres !

La flamme à Londres !

Voici donc la flamme olympique. A portée de main. Après un parcours de deux mois au Royaume-Uni (dont une incursion symbolique en Irlande), elle est arrivée hier à Londres. Un show savamment orchestré. Et ce matin, elle a entamé son périple de six jours dans les 33 arrondissements de la capitale britannique.

Aujourd’hui, la flamme a traversé les arrondissements défavorisés de l’East End, cinq des six quartiers hôtes des Jeux olympiques 2012 : Greenwich, Newham, Hackney, Tower Hamlets et Waltham Forest.

Le pire été de l’histoire britannique ?

Le pire été de l’histoire britannique ?

Il paraît qu’en France aussi, on a connu des jours meilleurs. A ce qu’on dit… Mais là, this is beyond a joke. Depuis trois mois, partout en Angleterre, on a droit au même spectacle derrière les fenêtres du living-room : grisaille, bruine, averse, grêle. Comme si le ciel avait désigné le Royaume-Uni sur la carte du monde pour se défouler cet été.

La météo, obsession anglaise, entraîne une paranoïa nationale : qu’a-t-on fait pour mériter ça ? Des records de précipitation ont été battus en avril et en juin. Et juillet est parti sur des bases encore plus élevées. Les averses ont provoqué des inondations dans de nombreuses régions, dans le nord, l’ouest, le sud… à vrai dire presque partout.

Une socialiste londonienne à l’Assemblée

Une socialiste londonienne à l’Assemblée

La candidate du PS, Axelle Lemaire, est devenue hier la première députée de la 3ème circonscription des Français de l’étranger, celle d’Europe du nord, dont 80% des électeurs vivent au Royaume-Uni.

Elle a rassemblé 54,76% des suffrages (9679 voix) contre 45,24% (7997) pour la candidate de l’UMP Emmanuelle Savarit. Une députée mal élue puisque la participation est à peine de 20%, encore moins qu’à la présidentielle (30% environ). Cette forte abstention s’explique par plusieurs facteurs : les ratés du vote par internet (je n’ai moi-même jamais reçu l’identifiant me permettant de voter alors que le consulat m’a confirmé que mes coordonnées étaient exactes et avaient été transmises dans les délais), le manque d’information des électeurs, leur aquoibonisme (à quoi peut bien servir un député des Français de l’étranger?), leur faible implication dans une campagne plus nationale, plus domestique, que la présidentielle, etc.

Le phénomène Elizabeth II

Le phénomène Elizabeth II

Quel chef d’Etat au monde peut rassembler, à sa gloire et sans contraintes, plus d’un million de personnes sous la pluie ? La fièvre qui s’est emparée de Londres hier, jour de parade navale sur la Tamise, et aujourd’hui, lors d’un concert spectaculaire devant le Palais de Buckingham, sera en bonne place dans les manuels d’histoire britanniques.

Il suffit de se promener ces jours-ci dans les rues de Londres pour mesure la ferveur populaire autour de la Reine. Même Londres la Républicaine s’est habillée aux couleurs de l’Union Jack. On ne compte plus les maisons, les commerces, les quartiers enguirlandés pour l’occasion.

La France du Royaume-Uni passe à gauche

La France du Royaume-Uni passe à gauche

Un événement politique sans précédent a eu lieu dimanche 6 mai outre-Manche : pour la première fois, les Français du Royaume-Uni ont majoritairement voté à gauche à une élection présidentielle.

Le résultat est tombé ce matin : François Hollande 50,8% ; Nicolas Sarkozy 49,2%. 23.568 suffrages exprimés, soit une participation de 33,4%. C’est peu bien sûr au regard des quelque 400.000 Français vivant au Royaume-Uni, mais, comme expliqué dans un récent billet, une inscription au consulat ne tombe pas sous le sens. Autre précision importante : la forte abstention n’a semble-t-il rien à voir avec un quelconque manque de civisme. Elle peut s’expliquer, au moins en partie, par des raisons pratiques. Les électeurs sont souvent loin de leur bureau de vote, les transports fonctionnent mal au Royaume-Uni (surtout le week-end), et les longues files d’attente, 2h à 3h dans certains cas, sont dissuasives.

Boris vs Ken, l’autre élection de la semaine

Boris vs Ken, l’autre élection de la semaine

En Angleterre, on les appelle par leur prénom. Car Boris Johnson, le conservateur, et Ken Livingstone, le travailliste, sont des figures de la vie politique nationale.

Les deux hommes s’affrontent ce jeudi 3 mai dans la principale bataille des élections locales britanniques : la mairie de Londres.

7 candidats en lice (toutes les infos sur le scrutin ici) mais pour faire court, le vote se résume à un choc “Boris vs Ken”, avec un net avantage donné par les sondages (entre +2 et +8) au sortant Boris Johnson qui avait soustrait la mairie à son rival en 2008.

The Economist “se paie” François Hollande

The Economist “se paie” François Hollande

“The rather dangerous Monsieur Hollande” : c’est la une de The Economist daté du 28 avril. Inutile de traduire, le magazine libéral britannique vote Nicolas Sarkozy à la présidentielle française. On notera toutefois une légère nuance : rather dangerous, plutôt dangereux, une référence au “I’m not dangerous” prononcé par François Hollande lors de sa visite fin février à Londres. Le jugement n’est donc pas radical. Quoique…

Les Français de Londres sont-ils vraiment de droite ?

Les Français de Londres sont-ils vraiment de droite ?

Londres est souvent présentée comme la sixième, voire la cinquième ville française. D’après les estimations, la communauté française ici compterait environ 350.000 personnes, l’équivalent de Nice si l’on en croit Wikipedia (341.000 habitants).

Pour qui votent ces expatriés ? Précisons d’abord que le nombre d’inscrits sur la liste électorale consulaire est nettement moins élevé : 71765 Français au Royaume-Uni, dont 54371 (76%) répartis dans les vingt bureaux de vote de la capitale britannique. Pour voter à l’étranger, un expatrié doit s’inscrire au consulat, une démarche facultative dont se dispensent beaucoup de Français, surtout dans une ville comme Londres, proche de la métropole, où les séjours sont souvent courts, quelques années voire quelques mois.

Mars 2012 en France, juillet 2005 en Grande-Bretagne

Mars 2012 en France, juillet 2005 en Grande-Bretagne

7 juillet 2005 en Grande-Bretagne. Une série d’attentats quasi-simultanés dans les transports en commun londoniens tue 56 personnes, dont quatre kamikazes. Les terroristes, tous Britanniques, ont grandi en Angleterre. Trois d’entre eux sont nés ici, le quatrième a vu le jour en Jamaïque, une ancienne colonie du Royaume-Uni. Leurs parcours sont jalonnés de séjours en Afghanistan et au Pakistan.

Mars 2012 en France. En neuf jours, au nom d’Al-Qaïda, Mohamed Merah, 23 ans, assassine trois enfants et un enseignant juifs, et trois militaires, au cours de trois tueries à Toulouse et à Montauban. Merah est Français, né à Toulouse, où il a toujours vécu. Il a voyagé à plusieurs reprises en Afghanistan.