Unions gays : le cafouillage italien par Anaïs Feuga

On appelle ça ici, « un bel pasticcio », un gros cafouillage. Le 18 octobre dernier, le maire de gauche de Rome, Ignazio Marino, enregistrait lors d’une cérémonie officielle au palais du Capitole, 16 mariages d’hommes et de femmes homosexuels.

Les couples, accompagnés de leurs familles et parfois de jeunes enfants passaient devant Monsieur le maire pour faire transcrire leur union contractée en Belgique ou en Espagne, sur les registres de la commune. « Simple acte d’état civil » explique le maire, sûr que le droit européen est de son côté. C’est qu’en Italie, le mariage gay n’est pas reconnu. Le ministre de l’intérieur, Angelino Alfano, a aussitôt expliqué que ces transcriptions étaient impossibles, et la préfecture a immédiatement appelé à les annuler. Depuis, le maire a refusé de s’exécuter, la préfecture a décidé d’annuler les actes, et le maire a fait appel au tribunal administratif. Bref, une belle empoignade judiciaire et institutionnelle.
Le phénomène ne concerne pas seulement la capitale. Bologne et Milan sont également engagées dans ce bras de fer. Pour les associations de défenses des homosexuels, il y a urgence à ce que le chef du gouvernement intervienne. « Le mariage homosexuel n’est pas un danger pour l’ordre public, nous ne comprenons pas cet acharnement » disent-elles.
Même s’il n’est pas question en Italie de parler de mariage homosexuel, Matteo Renzi s’est dit favorable au modèle allemand d’unions civiles sans adoption. En Italie, pour l’instant, les couples de même sexe n’existent pas et n’ont donc aucun droit.

 
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