Les réfugiés syriens du Liban respirent

Après avoir suspendu son aide faute de fonds, le Programme alimentaire mondial (PAM) a repris son assistance aux réfugiés syriens grâce à des dons publics et privés. Résultat, dans le camp de Marej dans la Bekaa, près de 1300 réfugiés syriens ont pu faire leurs courses vendredi 12 décembre. Ils vivent dans des petites cabanes ou dans des tentes sur un terrain que la boue a rendu par endroit impraticable.

Assia originaire de la ville de Homs tient dans sa main gauche la carte bleue fournit par le PAM. Chaque 5 du mois c’est la somme de 240 dollars qui est créditée sur cette carte, soit 30 dollars par membre que compte sa famille. Elle explique que quand l’aide du Programme alimentaire mondial a été interrompue elle s’est effondrée en pleurs. C’est le cas de plusieurs autres mamans qui racontent que pendant plusieurs jours leurs enfants se sont mis à manger les feuilles et les plantes qui poussent entre les tentes et les cabanes.

L’aide du PAM est garantie pour le mois de décembre mais rien n’est acquis pour la suite, cela dépendra des dons de la communauté internationale. Les réfugiés syriens savent en tout cas que cette assistance peut s’arrêter à tout moment, l’angoisse créée par cette situation extrêmement précaire est visible sur les visages.

Dans ce camp, comme dans bien d’autres au Liban les enfants sont les plus heureux de voir des visiteurs derrière lesquels ils courent et à qui ils demandent à être pris en photo. Des petits qui vous prient ensuite de revenir les voir dès que possible.

 
0
L'auteur

Depuis Beyrouth, Omar Ouahmane couvre pour Radio France l'actualité du Liban et du Proche-Orient.

À lire aussi

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *