Tout ce que vous voulez savoir sur le royal baby

Naturellement ça ne vous intéresse pas. Pour vous, la famille royale est une institution anachronique et poussiéreuse, et la simple naissance d’un bébé, fût-il promis au trône d’Angleterre, n’est qu’une vulgaire info people.

Difficile de vous donner tort mais ce serait bête d’attaquer Voici cet été sur la plage sans un minimum de background. Et la fièvre (on exagère à peine) qui s’empare du Royaume à quelques semaines de l’événement mérite qu’on s’y attarde un peu.

Les télévisions du monde entier ont déjà réservé des studios pour leurs émissions spéciales. La Foreign Press Association qui réunit les correspondants étrangers à Londres vient d’organiser deux briefings sur le sujet. Pas un, deux. Et on a rarement vu une telle affluence. Quant aux médias britanniques, voilà des mois qu’ils se perdent en conjectures sur le sexe du bambin ou les méthodes d’accouchement de la maman.

La famille royale, qui maîtrise parfaitement sa communication, a livré hier une foule d’informations aux journalistes britanniques et étrangers. De quoi tenir jusqu’aux couches.

Alors donc, on sait maintenant que Kate enfantera mi-juillet par voie naturelle. Ni césarienne (sauf complications bien sûr), ni accouchement dans l’eau ou sous hypnose comme l’a suggéré l’imaginative presse anglaise.

La porte de l’aile Lindo de l’hôpital St Mary © DR

La porte de l’aile Lindo de l’hôpital St Mary © DR

Une chambre lui est réservée dans l’aile Lindo de l’hôpital St Mary, à Londres, où Diana a donné naissance à ses deux fils, en 82 et 84. La jeune femme sera assistée d’éminents spécialistes, “senior members of the Queen’s Medical Household”, dont le gynécologue de la Reine, Alan Farthing, et son prédécesseur, Marcus Setchell.

Mystère sur le sexe de l’enfant que les parents eux-mêmes ignorent paraît-il. Pas plus d’indices sur le prénom. Mais on connaît le titre du rejeton, 3ème dans l’ordre de succession au trône après Charles et William. Si c’est un garçon, Jean-Claude par exemple, ce sera “son altesse royale le Prince Jean-Claude de Cambridge”. Et si c’est une fille, disons Monique, “son altesse royale la Princesse Monique de Cambridge”.

L’annonce de la naissance sera on ne peut plus théâtrale. Après que la Reine, le Premier ministre et les principaux membres de la famille royale auront été prévenus, un bulletin officiel sera transporté en voiture, sous escorte, de l’hôpital à Buckingham, où il sera placé sur un chevalet dans la cour du Palais. On peut y voir, au choix, une délicieuse tradition britannique (exhumée pour la naissance de William comme en témoignent ces photos) ou une mise en scène parfaitement ridicule.

Prochaine photo après le chevalet : les jeunes mariés et leur merveille quittent l’hôpital. Où iront-ils ? Dans le Berkshire chez les parents de Kate ? Au château de Balmoral, en Ecosse, avec la famille royale ? Mystère. Une chose est certaine, Kensington Palace, leur futur domicile, ancienne demeure de Diana en phase finale de rénovation, ne sera prêt à accueillir la petite famille qu’à l’automne.

Mari modèle, William sera aux côtés de son épouse St Mary’s. L’armée de l’air accordera au capitaine, copilote d’hélicoptère dans une unité de secours au Pays de Galles, deux semaines réglementaires de congé paternité. Attendez vous à de nouvelles spéculations de la presse anglaise sur l’avenir professionnel du petit-fils de la Reine. Peu probable qu’il poursuive sa carrière militaire.

Les médias devraient aussi faire leur miel des confidences plus ou moins fiables (plutôt moins) sur l’allaitement, la nounou, le choix de la poussette, la rééducation du périnée, etc. Et les photos volées du chérubin vaudront de l’or.

De quoi nourrir bon nombre de journalistes britanniques pendant des années.