Et si on pariait sur la fin du monde…!

C’est l’un des charmes de l’Angleterre : vous pouvez parier sur à peu près n’importe quoi.

A vrai dire, les Britanniques jouent principalement sur le football, les chevaux et les lévriers, mais les bookmakers offrent une infinie variété de paris farfelus voire franchement stupides.

Ladbrokes va aujourd’hui très loin dans la loufoquerie en proposant de parier sur la fin du monde. D’après Alexandre Donohue, le chargé de communication de la société, contacté en début d’après-midi par votre serviteur, “5 à 10 personnes” auraient pour le moment misé “quelques livres” sur la fin du monde avant minuit vendredi 21 décembre.

Si vous avez de la trésorerie, frottez-vous les mains, il y a un coup à faire. La non-fin du monde, ou la continuation du monde au choix, est donnée à 1/9999. Vous récoltez donc 1 euro pour un investissement de 9999 euros. N’y a-t-il pas plus simple, me direz-vous, que de vider son compte en banque d’un million d’euros pour en gagner 100 ? Sans doute, mais a priori le gain est garanti ! Et même si vous perdez, le million lâché ne devrait pas vous causer trop de peine.

Naturellement, vous avez d’autres options. Plus risquées toutefois. Quelques idées :

– Le Pape aura plus de followers que Lady Gaga sur Twitter en 2013 (8/1).

– L’enfant de Kate et du prince William s’appellera Elizabeth (8/1), Barack (200/1), Elvis (500/1). Il pèsera à la naissance moins de 5lbs, soit 2,268kgs (9/1). Il sera roux (9/1).

– Le prochain James Bond au cinéma sera Will Smith (34/1), Vinnie Jones (101/1), Steven Gerrard (501/1).

– Romeo Beckham, 10 ans, fils de David et Victoria, sera élu personnalité de l’année par le magazine américain Time avant ses 21 ans (10/1).

Si ce blog vous permet de vous enrichir, son auteur vous saurait gré de l’en informer afin qu’il puisse réclamer sa part.

*Après une enquête fouillée, j’actualise ce billet à 12h50 jeudi 20 décembre. Car d’autres bookmakers proposent des paris sur la fin du monde avant demain soir. De tous, Paddy Power présente l’offre la plus attractive : à 1/1000, le soleil se lèvera samedi matin. A 5000/1, ce sera la nuit à jamais. William Hill, qui ne croit guère à la prédiction des Mayas (666666666/1), propose un pari plus sophistiqué sans échéance : comment se terminera le monde ? De cause naturelle (1/2), surnaturelle (100/1) ou par la faute des hommes (7/4) ?