Le pire été de l’histoire britannique ?

Il paraît qu’en France aussi, on a connu des jours meilleurs. A ce qu’on dit… Mais là, this is beyond a joke. Depuis trois mois, partout en Angleterre, on a droit au même spectacle derrière les fenêtres du living-room : grisaille, bruine, averse, grêle. Comme si le ciel avait désigné le Royaume-Uni sur la carte du monde pour se défouler cet été.

La météo, obsession anglaise, entraîne une paranoïa nationale : qu’a-t-on fait pour mériter ça ? Des records de précipitation ont été battus en avril et en juin. Et juillet est parti sur des bases encore plus élevées. Les averses ont provoqué des inondations dans de nombreuses régions, dans le nord, l’ouest, le sud… à vrai dire presque partout.

Il va pleuvoir jusqu'en septembre, annonce le Daily Express. © DR Il va pleuvoir jusqu’en septembre, annonce le Daily Express. © DR

Les événements les plus médiatisés de ces dernières semaines ont tous dépassé les seuils acceptables d’humidité. Jubilé de la Reine : pluie. Relais de la flamme olympique : pluie. Wimbledon : pluie. Et maintenant, JO : pluie!!! Le Met Office, l’équivalent britannique de Météo France, prévoit en effet un temps calamiteux au moins jusqu’à la fin du mois de juillet. Au moins !

L’affaire est prise au sérieux par les organisateurs des JO qui viennent de commander, à en croire le Guardian, des milliers de ponchos en plastique à distribuer dans les files d’attente aux entrées des stades. A priori, la fête olympique est waterproof. Il faudrait une tornade, dit-on, pour perturber les épreuves, surtout dans un pays qui en a vu d’autres. N’empêche : les organisateurs préfèreraient éviter le BMX dans des torrents de boue, le beach-volley sous l’orage ou la cérémonie d’ouverture dans la tempête. Les 40 écrans géants installés à Londres et en province n’auraient sans doute guère de succès sous le déluge.

Mais d’après les autorités britanniques, les touristes ne viennent pas au Royaume-Uni pour y trouver le soleil. Ils visitent le pays pour sa culture, son Histoire, sa campagne verte et reposante. Une bonne saucée fait partie du décor!

Mmouais… sauf qu’une étude de la Penn State University offre une analyse moins rassurante. D’après les chercheurs, qui s’appuient sur l’exemple de Pékin, le mauvais temps aurait un impact sur la couverture médiatique des Jeux olympiques. Quand le soleil ne brille pas, quand la brume et la grisaille s’invitent à l’événement, les journalistes ont tendance à “employer des termes négatifs dans leurs reportages sur la ville-hôte”. D’après l’étude, si les conditions à Londres sont “grises et humides”, les reporters du monde entier risquent fort de s’intéresser d’abord à “ce qui ne va pas aux Jeux”. En résumé : temps pourri, médias hostiles, JO ratés !